En 2012, l'informatique mobile n'est plus une vue de l'esprit pour les DSI des entreprises françaises: elle s'inscrit bel et bien dans les déploiements en cours des projets IT. Impulsées et suivies avec attention par la direction générale, les applications mobiles entrent dans le concret du parc applicatif, ciblant en priorité les attentes des métiers. Telle est la principale conclusion d'une enquête menée ces dernières semaines par ZDNet.fr auprès d'un échantillon représentatif de DSI (*). Selon cette enquête, 23% des 1 400 répondants affirment que leur entreprise est actuellement en phase de déploiement d'une ou plusieurs applications mobiles ou projette un déploiement d'ici la fin de l'année.
Cette étude a le mérite de révéler comment cela se passe sur le terrain et quelles sont les pratiques les plus fréquentes. Voici sept points à retenir :
1. La démarche de l'entreprise est volontariste. Dans 50% des cas, le projet de mobilité est initié par la direction générale de l'entreprise. C'est la DG qui en est l'instigatrice principale, même si elle travaille de concert avec la DSI, qui n'est, elle, donneur d'ordre dans 47% des cas, devant les directions métier (35%), la DRH n'intervenant que dans 5% des cas. Ce volontarisme se traduit généralement par la fourniture du terminal par l'entreprise (dans 44% des cas). L'apport par les salariés de leur terminal personnel (répondant à la démarche d'entreprise que les Anglo-saxons appellent le BYOD : "bring your own device") n'est signalé comme levier de la démarche que par 18% des répondants.
2. Les applications mobiles ciblent d'abord les métiers. Tous les collaborateurs de l'entreprise sont susceptibles d'être concernés par les applications mobiles et la volonté d'équiper l'ensemble des collaborateurs est une réalité pour 39% des projets. Cependant, la mobilité concerne en majorité des populations ciblées d'utilisateurs. Les applications mobiles sont en effet destinées, dans leur grande majorité (à 75%), aux métiers et aux grandes fonctions de l'entreprise, le but étant de doper leur productivité et leur efficacité. C'est d'ailleurs ce qui motive souvent les directions générales à piloter ces projets.
3. La fonction commerciale, la plus équipée en mobilité. Il n'est donc pas étonnant de constater que ce sont les fonctions les plus critiques et créatrices de valeur qui sont les premières équipées, c'est-à-dire les fonctions commerciales et marketing, vente et logistique. C'est dans la population des forces de vente que le taux d'équipement en terminaux mobiles fournis par l'entreprise est aujourd'hui le plus élevé. Les applications métier déployées auprès des utilisateurs sont donc en premier lieu des solutions de type CRM ( 40% des projets) et de vente (38%). Les métiers de la logistique, fonction cruciale pour de nombreuses entreprises, sont eux aussi amenés à s'équiper d'outils mobiles (35%). Dans toutes ces applications, le décisionnel mobile (voir E-SHOP - Dossier de recherche - BI MOBILE - Rendre mobiles les processus de décision) va trouver peu à peu sa place.
4. Les managers mieux lotis que les techniciens. Les managers (à 28%) et les membres de la direction générale (27%) sont les deux autres catégories les plus concernées par les applications mobiles. Viennent ensuite (mais c'est une moyenne, tout dépend de l'activité de l'entreprise) les salariés dont les fonctions les obligent à se déplacer sur le terrain : consultants, techniciens de maintenance, etc. Les moins concernés aujourd'hui sont les collaborateurs des services finance et comptabilité, plus "sédentaires" et détenteurs d'informations confidentielles.
5. La mobilité comme outil de collaboration interne. Il est à noter qu'un certain nombre de projets de mobilité sont orienté organisation. Ils sont conçus pour améliorer l'efficacité interne et la collaboration et c'est dans cette perspective que se montent les projets de mobilité destinés à l'ensemble de l'entreprise. Parmi ces projets, doter de mobilité la messagerie électronique (avec gestion des contacts et d'un calendrier partagé) est le premier souci et touche 80% des projets transverses dans l'entreprise. Parmi ces projets transverses, on trouve aussi des applications de type gestion des congés, gestion des déplacements et notes de frais, support utilisateur, etc.
6. Les approches de développement et de distribution. Les applications prévues sont principalement destinées à des utilisateurs de smartphones (76%), mais aussi de tablettes (dans 69% des cas). Sans surprise, ce sont les plates-formes Android (dans 62% des cas) et l'iOS d'Apple (54%) qui s'imposent. Les DSI étant à la manœuvre pour le développement et le déploiement des applications mobiles, soucieux de s'affranchir des problèmes de compatibilité, ils choisissent (dans 61% des cas) l'approche par des applications Web ou en mode SaaS (accessibles par navigateur), de préférence au développement d'applications natives. Il leur faut gérer les changements de version des plateformes mobiles et l'hétérogénéité du parc. Enfin, en phase de déploiement, le mode de distribution privilégié est la télédistribution (54%), devant la mise en place de boutiques d'applications privées ou publiques.
7. La sécurité reste une contrainte forte. Parmi les contraintes techniques qui restent fortes, la sécurisation des terminaux est citée en premier (par 62% des répondants ), devant l'hétérogénéité des parcs de terminaux (45%). La gestion du cycle de vie des applications (37%) et celle des identités pour la distribution (34%) font également partie des points essentiels de vigilance pour les DSI.
(*) ZDNet.fr qui a mené cette étude, à laquelle ont répondu 1 406 entreprises, en a publié les résultats complets dans son édition du 12 juillet sous le titre : "les DSI déploient les applications mobiles pour les métiers".
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- Etude comparative - CRM - Gestion de la relation client

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