EDITO - ERP SURVEY 2016 : Des solutions plus métier mais encore perfectibles

Des projets mieux maîtrisés, des solutions plus métier, des progiciels fiables mais encore perfectibles (notamment pour un usage en mobilité), les ERP évoluent et intéressent toujours les entreprises. Déployé pour une dizaine d’années en moyenne, l’ERP reste un projet stratégique, il permet de mieux organiser l’entreprise et d’en accroître les performances. Ses bénéfices sont indéniables mais souvent restreints aux niveaux tactique et opérationnel, rarement au niveau stratégique. L’intégrateur donne satisfaction dans l’ensemble mais présente de nombreux axes d’amélioration.

Pour la troisième année, le CXP, en partenariat avec erp-infos a mené la plus grande enquête de satisfaction des utilisateurs français de progiciels de gestion, l’ERP Survey 2016. Les résultats ont été présentés jeudi 17 mars dans le prestigieux Palais Brongniart, à Paris. Si les grandes tendances sont confirmées, l’édition 2016 révèle d’importantes différences entre les ERP et entre les intégrateurs.

L’ERP Survey donne la parole aux utilisateurs*. Au total, près de 1 200 réponses ont été enregistrées, 747 retenues après vérifications poussées des analystes. Les répondants appartiennent à des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité.   

L’édition 2016 enrichie de quelques nouvelles questions, permet définitivement d’installer la Survey au rang de  baromètre des projets ERP. Elle s’articule autour de trois thématiques : le projet, l’ERP et l’intégrateur et fournit aux analystes du CXP une multitude d’informations exclusives.

Les projets

Cette enquête permet de mesurer le vieillissement du parc installé. Selon les résultats, plus d’un ERP sur 2 a plus de 5 ans et près de 1 sur 5 a plus de 15 ans. L’ERP représente un investissement pour plusieurs années avec près de 9 ans en moyenne selon nos chiffres.

Les modules le plus souvent déployés sont les achats, la gestion commerciale et les modules financiers suivis par la gestion de production. Ces résultats confirment ceux des années précédentes et caractérisent en quelque sorte l’ERP des années 2000. Certains modules comme la gestion de la relation clients (CRM), la gestion de la paie, ou des RH sont en retrait, généralement remplacés par des solutions best of breed, plus pointues. Ces modules sont d’ailleurs les premiers concernés par le SaaS et conduisent le SI vers une architecture hybride.

La durée d’implémentation des progiciels est sensiblement identique à celles relevées lors des deux premières éditions de l’enquête. En moyenne, 3 projets sur 4 nécessitent moins de deux ans et environ 1 sur 2 respecte le délai de déploiement initialement prévu ou le dépasse de moins de 3 mois. De même, une fois sur deux, le budget initial est respecté ou dépassé de moins de 20%.

Peut-être grâce à des solutions plus métier, les projets nécessiteraient moins de développements spécifiques et semblent globalement mieux maîtrisés. L’intégrateur y est pour beaucoup malgré des notes en légère baisse cette année. A ce propos, les répondants considèrent la compréhension des besoins métier comme le critère le plus important pour choisir l’intégrateur, devant ses compétences techniques et sa capacité à tenir ses engagements quelles que soient les difficultés.

 

 

Les notes de satisfaction du progiciel

Les notes globales de satisfaction de l’ensemble des répondants sont stables même s’il existe de grandes différences entre les éditeurs. C’est la fiabilité des ERP qui recueille la meilleure note (7,09/10) alors que l’usage en mobilité enregistre la moins bonne malgré une très légère amélioration (5,21/10 vs 5,16 en 2015 et 5,03 en 2014). Concernant l’ergonomie et l’usage quotidien, les notes sont en légère hausse. (fig. ci-contre).

Bilan : des bénéfices indéniables mais fonction de l’ERP

Globalement, les principaux retours sur investissement sont une meilleure organisation de l’entreprise, l’amélioration des relations avec les tiers et la satisfaction des clients. 72% des répondants estiment que l’ERP améliore la collaboration interne/externe et ils sont 67% à considérer qu’il augmente la productivité des salariés. Un chiffre reste tout de même surprenant : 38% des répondants pensent que le progiciel ne permet pas d’anticiper les décisions stratégiques de l’entreprise, ce qui laisse entrevoir une réelle piste d’amélioration. En termes de ROI, tous les ERP ne sont pas au même niveau et les différences ne sont pas seulement liées au coût par utilisateur.

Au-delà des discours marketing, cette enquête constitue une prise directe à la source (les utilisateurs) des informations relatives aux éditeurs, aux ERP et aux intégrateurs. A l’heure où d’innombrables informations foisonnent sur la toile au point de se perdre (« infobésité »), une analyse de la réalité des projets et la prise de parole des utilisateurs permettent d’y voir plus clair tout et remettent surtout le client au cœur des préoccupations.

*L’enquête ciblait les utilisateurs d’ERP en France, issus d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Les entreprises de moins de 100 salariés sont les plus représentées avec 43% des répondants ; celles de 100 à 500 salariés sont 27% et les plus de 500 collaborateurs représentent 30% des réponses, incluant les 9% des entreprises de plus de 5000 personnes. En termes de chiffre d’affaires, au moins une entreprise sur cinq réalise plus de 250 M€
Le secteur de l'industrie est le plus représenté suivi des services et du négoce. 55% des répondants sont des membres de la DSI, 19 % sont des dirigeants et au moins 11% sont des financiers. La plupart des répondants participe au choix du progiciel.

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