EDITO - La fintech, nouvelle mascotte française

Dans quel secteur officient les start-up qui ont recueilli le plus de soutien de la part des investisseurs en ce début d’année ? La fintech, à en croire un baromètre des levées de fonds réalisées en février publié par le Journal du Net. Ces start-up du secteur de la finance dont le modèle économique est en lien avec le numérique ont emporté la première place du podium avec un montant de 29,5 millions d’euros collectés sur les 102,5 millions d’euros cumulé par l’ensemble des start-up françaises.

Ces entreprises, ce sont Famoco (11 millions d’euros levés en février pour ses terminaux professionnels sécurisés sous Android), Restoflash (9 millions d’euros pour ses titres restaurant payables via mobile), Yomoni (5 millions pour ses robo-advisor pour les assurances), Payintech (2,5 millions d’euros avec ses bracelets de paiement dématérialisé pour le tourisme et les loisirs) et Fluo (2 millions d’euros dans le secteur des assurances). Les technologies qu’elles conçoivent donnent un aperçu de la révolution qu’est en train de vivre le secteur financier. Un tour à 360° vers la mobilité.

Le nouvel écosystème de la mobilité

La blockchain ou « chaîne de blocs » a fait l’objet de nombreux échos dans la presse spécialisée, participant à la démocratisation des fintech dans leur ensemble. La technologie de stockage et de transmission de l’information sans intermédiaire a alimenté les fantasmes des banques un temps. Avant de voir le monopole de la bancarisation glisser vers de jeunes pousses technophiles, les banques se sont emparées de la technologie et ont accepté de jouer le jeu en déléguant une partie de leurs prérogatives en échange d’une assurance de sécurisation de haut niveau et un contrôle sur les normes en circulation. Elles réfléchissent désormais à la transformation de leurs propres services vers une mobilité totale.

Au hit-parade des technologies développées par l’écosystème fintech français, on trouve le paiement dématérialisé dans une floraison d’API supportant le paiement sécurisé avec en amont, la vente de services de gestion comptable. Grâce au traitement de la donnée extraite des transactions enregistrées, une nouvelle vanne s’ouvre : la capacité de prédire où réaliser des économies. Naissent ainsi une grappe de services associés autour du simple paiement. Des entreprises proposent aux entreprises l’analyse de l’historique des facturations entrantes et sortantes par des algorithmes pour pister les surcoûts et réaliser une optimisation budgétaire. A plus petite échelle, l’arrivée des robo-advisor, ces conseillers virtuels en gestion du patrimoine automatisent l’accès aux services d’épargne, à moindre coût. C’est ainsi l’intégralité de notre système monétaire et bancaire qui migre vers sa virtualisation et pour ne pas rater le train en marche, les acteurs du secteur travaillent à transformer leurs produits en service.

Pour aller plus loin :

La blockchain dans le secteur bancaire - bienfait ou malédiction ? - Expert view

ÉTUDE D'OPPORTUNITÉ - Gestion des appareils mobiles (EMM - Enterprise Mobility Management)

 

 

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