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Flash CXP
CHRONIQUE - 10 tendances clés pour le marché du logiciel en 2010 (1ère partie)
2010, l'année de la reprise pour les DSI ? Les analystes du marché mondial de l'informatique sont en tout cas plus optimistes qu'il y a un an. IDC, qui prévoit une croissance de 3,2% des dépenses IT mondiales en 2010, estime que le marché retrouvera cette année son niveau de pré-récession : " la reprise économique va permettre de relâcher la pression sur les dépenses et favoriser la transformation de points sensibles à atteindre dans une année d'amélioration économique", commente, confiant, Frank Gens d'IDC. C'est une bonne nouvelle pour les entreprises américaines, qui reviennent de loin (pour beaucoup d'entre elles, il y a douze mois, la question était celle de leur survie). L'impact de la crise a été moins violent dans l'Hexagone, mais tout laisse supposer que la reprise sera plus timide chez nous. Aussi la réduction des coûts, le contrôle rigoureux des budgets et la recherche d'un meilleur niveau de service et de qualité à budget équivalent resteront encore la préoccupation numéro un des DSI.
Cette priorité économique conditionne l'évolution des tendances du logiciel professionnel en France. Le CXP en recense dix principales :
- SaaS, Cloud... : toujours plus. Le modèle du "serviciel" (logiciel + service) séduit de plus en plus les entreprises, surtout les entreprises de taille modeste (mais pas seulement), en partie grâce à la maîtrise des coûts qu'assure une consommation à la demande ou sur abonnement, mais aussi parce que le SaaS rend possible d'autres façons de travailler (entreprise éclatée, mobilité, télétravail...). Une grande majorité d'éditeurs propose désormais des versions de leurs logiciels en mode SaaS, avec des variantes selon le niveau d'externalisation et la richesse des services proposés (E-SHOP : SYNTHESE & PERSPECTIVES - Les offres SaaS pour la RH). En 2009, les ventes SaaS ont proportionnellement moins souffert de la crise que les logiciels dits "on premise". Selon le cabinet Saugatuck, en 2010, le SaaS devrait prendre un rythme de croissance autour de 20 % alors que les éditeurs traditionnels devront se contenter de perspectives moins prometteuses. Tous les domaines fonctionnels sont concernés, le SaaS n'étant plus cantonné au CRM et à la GRH : il gagne l'ERP, la BI, le BPM, l'ECM, les outils collaboratifs, etc. Même la partie infrastructure du SI est concernée : le Cloud Computing étant, pour simplifier, l'équivalent du SaaS pour l'infrastructure informatique. Les Américains n'hésitent pas à qualifier l'année 2010 comme "l'année du Cloud", arguant de l'intérêt du modèle pour les petites structures. Pas sûr que toutes les DSI de France se mettent cette année au Cloud, mais les éditeurs sont sensibles à la question et commencent à multiplier les offres dans ce domaine, entraînés par des géants comme Microsoft, HP, etc.
- La dématérialisation des documents et des processus : un tsunami ! En parallèle à la "servicialisation" du progiciel, la vague de "dématérialisation" constitue la seconde forte tendance du moment pour les DSI. L'idée étant de s'affranchir des coûts induits par les matériels ou certains processus. Ainsi la dématérialisation des flux documentaires (Présentation de l' ETUDE D'OPPORTUNITE : La dématérialisation des flux documentaires (1)), entrants et sortants, qui assure un retour d'investissement rapide sur la saisie, la diffusion (courrier, facturation), le stockage et l'archivage des documents (Présentation de l' ETUDE D'OPPORTUNITE : Les systèmes d'archivage électronique ). Mais il y a d'autres types de dématérialisation : des flux de données, des processus métier, des échanges avec l'administration (télédéclarations...). Les projets de dématérialisation de processus et de gestion documentaire soutiennent la croissance du marché du BPM, segment de marché dynamique (qui selon IDC devrait doubler d'ici 2013 pour atteindre 3 milliards de dollars), mais très fragmenté et "peuplé", marqué par d'importantes opérations de fusions-acquisitions (Lombardi racheté par IBM, IDS Scheer par Software AG...). Les projets de dématérialisation induisent une convergence de plus en plus nécessaire entre le BPM et la GED.
- La virtualisation et le Green IT : dans l'air du temps. Il s'agit d'un autre aspect de la dématérialisation du système d'information, qui consiste à doper avec du logiciel la puissance matérielle de certains pans du SI, de manière à exploiter plus d'applications, de bases de données et de ressources système avec moins de machines. La virtualisation des serveurs, du poste de travail et des baies de stockage se traduit par des bénéfices économiques importants : gains de surface, coûts matériels.... Economiques, mais aussi écologiques, puisque la virtualisation se traduit par une consommation moindre de ressources énergétiques. La virtualisation représente ainsi un volet clé du Green IT, notamment pour les très grandes entreprises et administrations. Reste que si le retour sur investissement d'un projet de virtualisation est important, la mise en place d'un projet de ce type est complexe, gourmande en compétences techniques et en outils complémentaires d'administration et de sécurisation (E-SHOP : SYNTHESE & PERSPECTIVES - L'administration d'environnements virtualisés)
- Une BI plus proche de l'utilisateur métier. La gestion de la qualité des données reste une priorité pour les DSI car elle est déterminante pour le succès des projets. La mise en place d’une gestion centralisée des données de référence (E-SHOP : SYNTHSE & PERSPECTIVES - La gestion des données de référence (MDM)) nécessite de s’assurer de la bonne qualité de ces données qui seront regroupées et utilisées par les grandes applications de l’entreprise (applications opérationnelles ou décisionnelles). Le décisionnel va aussi s’infiltrer de plus en plus dans l’optimisation et le pilotage des processus métier (tableaux de bord du DSI, de la DRH...). Si dans un processus, on passe systématiquement par une étape qui s’avère inutile, le système saura le détecter, ce qui pourra être corrigé. Cela peut être le cas par exemple au niveau du cheminement d’un internaute sur le site Web ou bien dans un processus de commande. Enfin, la mise en place de nouveaux outils de BI dits de nouvelle génération (E-SHOP : SYNTHESE & PERSPECTIVES : BI "light", BI nouvelle génération) va aussi représenter un chantier à part entière. Ceux-ci sont essentiellement positionnés sur l’analyse, la restitution et le tableau de bord et offrent des capacités d’analyse innovantes par rapport aux outils classiques, par exemple la possibilité à partir d’une requête de visualiser non seulement les résultats de celle-ci mais aussi ceux qui s’en rapprochent, donnant à l’utilisateur l’idée d’associer des indicateurs auxquels il n’aurait pas pensé spontanément et donc l’ouvrant sur de nouvelles instigations sur les données vues sous d’autres angles. Soulignons que ces nouveaux outils qui viennent souvent en complément des outils classiques contribuent largement à la démocratisation de la BI au sein de l’entreprise car ils proposent des interfaces très intuitives.
- Une prise en compte raisonnée des contraintes économiques de l'ERP. Dans un contexte général de réduction et de rationalisation des coûts, il n'est plus possible pour une entreprise, notamment de taille moyenne, de se lancer dans un projet ERP sans explorer toutes les pistes possibles pour réduire le budget du projet et les coûts de fonctionnement de cet outil de gestion qui constitue l'épine dorsale de l'entreprise. Profitant de la reprise économique après une longue période de gel des investissements, le marché de renouvellement des ERP pour le middle market en France favorisera les éditeurs et intégrateurs capables d'offrir des solutions prenant en compte les spécificités métier et budgétaires de leurs clients. D'où la multiplication des solutions "verticales", pré-paramétrées et packagées, plus rapides à mettre en place, pour de plus en plus de secteurs ou d'activités. Par ailleurs, les approches On Demand, SaaS, et open source, même si elles restent marginales pour l'ERP, sont à étudier. (E-SHOP : SYNTHESE & PERSPECTIVES : ERP- L'approche par les coûts )
(Voir les cinq autres tendances 2010 dans la chronique de la semaine prochaine)
Claire Leroy
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L'Œil Expert, 12 janvier 2010
Mis en ligne le 12/01/2010
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