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Flash CXP
EDITO – Le 7, un chiffre porte-bonheur pour le logiciel ?
"Dans la symbolique des chiffres, le sept
représente la perfection : le monde n'a-t-il pas
été créé en 7 jours ?" C'est en ces termes
que Rémy Berthou, Président de l'ITSMF et DSI à la
SNCF, souhaitait la bienvenue, le 20 octobre
dernier, aux participants de la 7ème édition annuelle
de l'ITSMF France, l'association des
professionnels de la gestion des services
informatiques. Une édition placée sous le signe de
la maturité : sept ans est l'âge de raison. Avec
1288 visiteurs enregistrés, l'événement a
constitué l'un des temps forts de la semaine pour
les DSI. Nous aurons l'occasion de revenir sur la
maturité de la démarche ITIL, au cœur de l'ITSM
(E-SHOP : Etat
de l'Art Fonctions - Gestion des services
informatiques).
Autre temps fort de la semaine, placé aussi sous
le signe du " 7 ": la sortie commerciale (et très
médiatisée), le 22 octobre, du nouveau système
d'exploitation pour PC de Microsoft : Windows
Seven (ou Seven tout court pour les intimes).
Selon l'éditeur, le chiffre 7 indique très
prosaïquement la V7 du célèbre OS, la version
Vista représentant la V6 et XP la V5 (ce que
contestent certains mauvais esprits pour qui le
nouvel OS ne serait que la version 6.1 de
Windows). Mais il est clair que le marketing de
Microsoft joue à fond, lui aussi, la symbolique du
7.
Selon les numérologues, le 7 serait le nombre de
la réflexion, de la conscience, de la méditation,
de la maîtrise de l'esprit sur la matière. Il a
rythmé l'histoire de l'humanité : les 7 jours de
la semaine, les 7 merveilles du monde, les 7
couleurs de l'arc-en-ciel, le 7ème ciel, les 7
collines de Rome, les 7 piliers de la sagesse,
sans oublier… les 7 péchés capitaux. Car le
symbole (comme le chiffre 13, qui passe à la fois
pour un signe de chance et de malchance) n'est pas
sans ambivalence. Sur la Toile blogs et
commentaires se multiplient, les uns glorifiant
les vertus, les autres pointant les péchés de
"Seven".
Loin de symboliser la perfection, W7 soulève
plutôt un certain nombre d'interrogations. Pour le
jeu, nous en avons dénombré 7.
- W7 marque-t-il vraiment une avancée
technologique majeure? – S'il ne révolutionne
pas en profondeur la façon de travailler par
rapport à Vista, W7 représenterait un vrai
"saut quantique" par rapport à XP, avec de
nombreux apports en termes d'ergonomie, de
fluidité, d'économie de ressources, de sécurité,
d'aide à la mobilité…
- Faut-il migrer maintenant vers W7 ? Les
entreprises dont le parc micro est vieillissant
(donc de plus en plus coûteux) et qui ne sont pas
déjà passées à Vista devront trouver rapidement
une solution… Cela dit, mieux vaut attendre
quelques mois encore que les services de support
W7 se généralisent chez les ISV de Microsoft. Et
que celui-ci propose un scénario de migration
simple et directe de XP vers W7.
- Sera-t-il bien reçu par les entreprises ?
La plupart des PC utilisés actuellement par
les entreprises répondent aux critères minimum
exigés par Windows 7 (ce n'était pas le cas avec
Vista) : l'impact sur le matériel pourrait donc
être faible, un argument fort pour les DSI, à
condition que leur budget informatique 2010 le
leur permette. Reste que le déploiement à grande
échelle d'un passage direct d'XP vers W7 ne sera
sans doute pas une partie de plaisir.
- Sera-t-il un catalyseur pour les ventes de
PC ? Le marché des ventes de PC est en berne
depuis le début de l'année 2009. Avec l'arrivée de
W7, tous les espoirs sont permis : ce pourrait
être l'événement déclencheur au renouvellement du
parc PC des entreprises, ce qui devrait booster
les ventes de desktop et favoriser l'essor des
Netbooks (capables de supporter W7). Les
constructeurs se disent prêts.
- Et pour les ventes de logiciels ? Les
annonces d'éditeurs proposant le support W7 pour
leurs logiciels se multiplient. La mise en place
de ce support génère un business complémentaire
pour eux comme pour leurs intégrateurs, ce qui, en
ces temps économiquement incertains, s'avère, à
tout prendre, une aubaine.
- W7, un pari pour Microsoft ? Le
lancement de Vista, boudé par le marché, a été un
"accident industriel" pour Microsoft, dont les
ventes ont enregistré en 2009 des chutes record.
Avec W7, Microsoft joue gros et a besoin d'un vrai
succès pour remotiver son réseau de distribution
et redorer son blason. En tout cas, à l'approche
des fêtes, la période est bien choisie pour
séduire le marché grand public.
- W7, le dernier feuilleton d'une longue
série ? Reste la question de l'après-W7 .
Face au succès croissant des nouveaux systèmes
"libres" et surtout des OS "en ligne" de la
galaxie Google (Androïd), on peut se demander si
ce nouvel avatar de Windows réhabilitera pour
longtemps l'OS propriétaire ou s'il constitue le
dernier rejeton d'une brillante dynastie. Pour
l'instant, le parc Windows représente encore 90%
du parc mondial de PC, mais demain ? On en reparle
dans 7 ans…
Claire Leroy
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L'Œil Expert, 27 octobre 2009
Mis en ligne le 27/10/2009
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