EDITO - Le document dans tous ses états
Demain 17 mars s'ouvre au CNIT de La Défense, pour
deux jours, la 16ème édition du salon Documation, le
rendez-vous de la gestion du contenu et du
document. L'édition 2010 accueille 150 exposants
(venez nous voir : Le CXP, stand G21), dont plus
de 50 nouveaux venus. Au programme, pas moins de
80 conférences en accès libre, un espace conseil
regroupant des cabinets spécialisés, des annonces
et présentations de produits majeurs (comme
celles, par Microsoft et ses partenaires (cf. communiqué),
des versions 2010 d'Office, de SharePoint et de
Project), des événements, comme celui des e-Docs
Awards organisé par la Fedisa et destiné à
récompenser, sous la houlette d'un jury d'experts
(dont le CXP), les meilleurs produits, services ou
procédures relatifs à la dématérialisation en
France et à l'étranger.
Que de chemin parcouru depuis les premiers salons
consacrés à ce qui s'appelait jadis la GEIDE et
réservés à un petit nombre de spécialistes ! La
gestion électronique de documents, qui a subi en
l'espace de quelques années plusieurs changements
radicaux, est décidément entrée dans une nouvelle
dimension. Jadis fonction périphérique du système
d'information et intéressant plus les techniciens
que les "fonctionnels", la gestion du document est
appelée à occuper désormais une place centrale
dans le système d'information. Associé
étroitement à son contenu (E-SHOP : Check list
ECM ), numérisé, dématérialisé, capable
de prendre les aspects les plus divers, le
document a changé non seulement de forme, mais de
statut. De papier, il est devenu flux
d'informations. On s'intéresse désormais non
seulement à son contenu (de moins en moins
structuré), à ses formats, à ses états, à sa
présentation, à sa destination, à sa publication,
mais à tout son cycle de vie, depuis sa création
(et/ou numérisation) jusqu'à son archivage, en
passant par les multiples stades et processus où
il est diffusé au sein et hors de l'entreprise,
enrichi et complété par divers
intervenants.
C'est pourquoi il n'est pas étonnant de voir
traités au salon Documation, à côté du thème
classique de la gestion de document (et des
techniques maintenant rodées de structuration,
d'indexation et de recherche), des thématiques
aussi diverses que : la gestion (forcément)
collaborative de contenus/connaissances (la
connaissance de l'entreprise passant
nécessairement par une mise en forme et situation
de contenus - E-SHOP : Composants et fonctions
des offres) , la gestion des processus
métier (E-SHOP : Composants et fonctions des
offres BPM), l'éditique (ou l'art de
produire des documents métier et marketing - E-
SHOP : Synthèse et Perspectives /
L'éditique), la dématérialisation
documentaire , qui englobe le suivi et traitement
du flux documentaire de bout en bout et sans
rupture de la chaîne électronique, jusqu'à et y
compris l'archivage ( E-SHOP : Synthèse et
Perspectives : La dématérialisation des flux
documentaires), les systèmes d'archivage
électronique proprement dits (étude CXP à venir),
la gestion des actifs numériques (Digital Asset
Management), les problématiques sécuritaires
associées à l'authentification et la conservation
légale des documents (chiffrement, certificat,
coffre-fort électronique), les questions liées à
l'accès et à la diffusion des contenus (portails,
publication multicanal) voire à leur appropriation
éventuelle par des internautes (usages Web 2.0,
wikis...)
De plus en plus, le document se confond avec
l'information. Pas la donnée informative
élémentaire, codée, chiffrée, incompréhensible
directement, et structurée, celle qui alimente les
bases de données traditionnelles, mais
l'information métier, pertinente, "littéraire",
chargée de sens, et qui s'appelle : proposition
commerciale, devis, facture, bon de commande,
lettre de relance, documentation commerciale,
plaquette, brochure, contrat d'embauche,
catalogue, compte rendu de réunion, etc. Et
bientôt, sans doute, on intégrera dans ce
patrimoine informationnel de l'entreprise les
données relationnelles avec les clients et les
partenaires : e-mails, messages de réseaux
sociaux, tweets... Le système d'information de
demain sera probablement un avatar de l'ECM (E-
SHOP - Analyse de la fonction ECM)
d'aujourd'hui. Il s'appellera toujours système
d'information : c'est l'information qui aura
changé.
Claire Leroy
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L'Œil Expert, 16 mars 2010