ERP - Cegid publie ses résultats 2009 et confirme sa solidité
Cegid Group (cf. Fiche
éditeur) publie pour son exercice fiscal
2009 un chiffre d'affaires consolidé de 248,6
millions d'euros, quasi-identique à celui de
l'exercice précédent (248,5 M€) mais marquant une
baisse de 8% à périmètre constant. La part
"Licences et services d'intégration", qui
représente 42% du chiffre d'affaires du groupe
(105,4 M€), a diminué (-5% à périmètre courant, -
14% à périmètre constant), tandis que la part de
revenus récurrents (121,1€, soit 49% du CA) a,
elle, augmenté (+8% à périmètre courant et +1% à
périmètre constant).
Cegid affiche une progression de son excédent brut
d’exploitation (EBITDA) qui s’établit à 59,4 M€
(56,8 M€ en 2008) et de son résultat net qui
s’élève à 17,9 M€ (17,4 M€ en 2008).
L’évolution des ventes à forte valeur ajoutée et
le niveau des revenus issus des contrats
récurrents se traduisent par une nouvelle
augmentation de la marge brute de près de 3 % et
du taux de marge brute (taux de 87,5 %). Cette
évolution, couplée à une bonne maîtrise des
charges d’exploitation et des frais généraux,
conduit à un résultat opérationnel courant de 28,5
M€ et à une rentabilité nette consolidée de 7,2 %
(7,0 % en 2008).
> Lire le
communiqué
> L'AVIS DU CXP
Claire Leroy :
Une bonne résistance dans un contexte de vente de
licences très tendu
L'année 2009 a été globalement très difficile pour
l'ensemble des acteurs de l'édition de logiciels
de gestion. Les résultats des éditeurs d'ERP (E-
SHOP : Les
Acteurs - ERP pour les organisations
commerciales) sont là pour le montrer.
Les plus grands et les plus internationaux d'entre
eux n'ont pas été épargnés par la crise (rappelons
que le numéro un de l'ERP, SAP, a vu ses ventes de
licences chuter de 28%).
Dans ce contexte très tendu, que traduit la
plongée, à partir de la mi-2008 et jusqu'à la mi-
2009, des courbes du PIB, de l'investissement des
entreprises et de celle des dépenses en logiciels
et services, il faut souligner la bonne résistance
d'un éditeur comme Cegid (E-SHOP :
Rapport d'Expertise : Cegid Business Place
). Certes, ses ventes de licences ont
elles aussi fléchi, mais l'éditeur français
réussit à afficher, malgré la conjoncture, des
résultats financiers très honorables : un chiffre
d'affaires stable, une progression sensible de son
excédent brut d'exploitation et un résultat net
(part du groupe) en progression de près de 3%. Sa
marge brute a augmenté, son BFR (besoin en fonds
de roulement) a été amélioré, son cash flow libre
progresse. Le groupe a par ailleurs réduit
fortement son endettement. L'année 2010 lui ouvre
des perspectives d'amélioration, même s'il doute
pouvoir retrouver son niveau de business de
2008.
Ces données résultent d'une stratégie qui a porté
ses fruits. Editeur de solutions ciblées métier,
Cegid a su répartir son activité sur une large
cible de clients de toutes tailles (de la petite
entreprise au grand compte) et de tous secteurs.
L'intégration de VCSTimeless et de Civitas, tous
deux acquis en 2008, ont permis au groupe, avec le
premier de pousser sa présence sur le marché de la
distribution et des points de vente, et, avec le
second, d'investir plus largement le secteur
public. L'accord passé il y a deux ans avec
Groupama - GAN Assurances, qui avait à l'époque
laissé les observateurs perplexes, a renforcé la
présence des solutions Cegid dans des réseaux
associatifs, des communautés d'experts, les
réseaux d'entrepreneurs et le marché
agricole. Le groupe a poussé aussi sa stratégie
multicanal de ventes : 37% (contre 27% en 2008) de
ses nouvelles ventes ont été signées en 2009 en
mode indirect et 19% en télévente. Il
prévoit d'ailleurs de mettre en place une boutique
en ligne, CegidStore, pour assurer les ventes de
progiciels standard pour les petites entreprises.
Si Cegid parvient à résister mieux que d'autres en
ces temps difficiles, il le doit aussi en grande
partie à la montée en puissance de ses revenus
récurrents et aux efforts du groupe pour
promouvoir ses solutions SaaS et ASP. Sur le
créneau des petites entreprises, ses ventes de
solutions SaaS ont progressé de 20%. L'éditeur
affiche désormais un nombre de nouveaux clients
SaaS désormais supérieur à celui des nouveaux
clients de licences traditionnelles (on premise).
Mais la percée du SaaS se vérifie aussi auprès des
grandes structures : Cegid a vendu en 2009 des
solutions SaaS à des grands groupes (Vinci), à des
mutuelles (Union mutualiste Retraite), dans les
domaines de la finance, de la comptabilité et de
la fiscalité, ainsi que dans le domaine public
(Sictiam). En mode SaaS, Cegid affiche 10 000
clients TPE, 200 clients moyens et grands comptes
(Retail, industrie, services, secteur public), 205
000 bulletins de paie, 200 000 télédéclarations
sur etafi.fr et 100 000 adhérents sur le portail
Comptanoo.com.
Enfin, les efforts déployés par l'éditeur,
longtemps traité de "franco-français", pour se
développer à l'international, commencent eux aussi
à porter leurs fruits. En 2009, un quart du CA de
Cegid dans les secteurs de la mode et du retail
(E-SHOP : Analyse du logiciel
: Cegid Business Retail ) a été réalisé à
l'international, et 50% des nouvelles affaires
Retail le sont hors de l'Hexagone. Le groupe est
désormais présent dans 65 pays, via les
déploiements de ses clients, ses partenaires
(Belgique, Pays-Bas, Pologne, Russie, Canada...),
ses filiales (Italie, Royaume-Uni, Espagne) et de
nouvelles implantations (Shangaï). Le groupe vient
de remporter (contre Oracle entre autres) un très
gros contrat sur le continent asiatique, dont les
détails devraient être publiés prochainement.
L'Œil Expert, 9 mars 2010