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L'Oeil expert 
DOSSIER - SYSTEMES D'INFORMATION GEOGRAPHIQUES
Les SIG et la 3ème dimension
Grâce à l’ajout de la 3D, les Systèmes
d’Information Géographique (SIG) peuvent désormais
offrir une modélisation plus fine de la réalité,
ouvrant ainsi de nouveaux champs d’application.
Mais la mise en œuvre et l’utilisation de cette
nouvelle composante spatiale posent encore
questions.
Par Mathieu Le Moal, consultant chez Axes
Conseil
LES FAITS
Même si la cartographie exploite depuis très
longtemps des données altimétriques sous la forme
de courbes de niveau notamment, la carte est
restée définitivement plate et les objets
représentés ne s’observaient que d’en haut !
Impossible de contempler les façades des bâtiments
ou de suivre l’évolution dans l’espace
l’itinéraire d’une conduite d’eau. Les SIG
permettent désormais de représenter en 3D tous les
objets présents dans l’espace, sous réserve de
disposer de l’information.
DES USAGES NOMBREUX ET PROMETTEURS
La 3D permet de modéliser de nouvelles
caractéristiques physiques de l’espace. Au-delà du
terrain naturel, il est aujourd’hui possible de
représenter en 3D les bâtiments, la végétation
(haies, arbres,…), le mobilier urbain
(candélabres, bancs, plots,…), les réseaux
(aériens, surface ou souterrain), etc.
Cette vision volumétrique de l’espace offre de
nouveaux domaines d’études liés aux écoulements de
flux (eau, air) et la propagation de phénomènes
(bruit, pollution,….). Disposer d’objets en 3D
permet également de travailler sur leur exposition
(solaire, vent,…) et leur forme (pente, volume,
surface,…).
Didactiques, visuelles et favorisant
l’interactivité, les productions 3D (images,
vidéo,…) sont des vecteurs de diffusion efficaces
et accessibles à tous publics (techniciens,
décideurs, grand public,…).
Dans ce contexte, le SIG 3D a deux fonctions :
fournir de l’information à des outils spécifiques
de modélisation ou de calcul ; exploiter et
diffuser les résultats obtenus.
Par exemple, le calcul d’une cartographie de bruit
nécessite un logiciel spécifique. La modélisation
du bruit se base sur des informations sur les
activités générant du bruit (trafic, usine,
transport,…), des mesures acoustiques sur site
mais également la cartographie du réseau routier
et l’environnement 3D de la zone étudiée. La
propagation du son est en effet très sensible au
relief et aux bâtiments. Une fois ces données
traitées par l’outil spécifique, il est possible
d’incorporer le thème « Bruit » obtenu dans
le SIG et de l’exploiter comme une nouvelle source
d’information.
Ces nouveaux domaines ont des applications
directes sur les thématiques variées allant de
l’étude aux activités opérationnelles.
Sont par exemple concernés par le SIG 3D :
- L’aménagement urbain (impact, optimisation des
expositions des constructions…)
- L’environnement (éolien, bruit,
thermographie, pollution, odeurs,…)
- Risques (inondations, avalanches,…)
- etc.
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L'Œil Expert, 9 mars 2010
Mis en ligne le 09/03/2010
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