Edito - Agilité et Gouvernance des données : compatibles ou pas ?

Les équipes de développement de logiciels travaillent de plus en plus souvent en mode agile. L’objectif de ces projets agiles consiste à faire évoluer les produits et les services en continu, en tirant des enseignements des données générées par les interactions avec les clients. La méthode agile est donc un moyen efficace pour satisfaire les clients en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à forte valeur ajoutée, pour maximiser la productivité des équipes de développement et retenir les talents à la recherche de projets à fort impact.
 
Cependant, stockage et sécurisation des données, et d’une manière générale gouvernance des données, sont des domaines qui ne peuvent s’improviser et qui doivent être anticipés et outillés. Alors, comment concilier projets agiles et gouvernance des données ?
 
La gouvernance des données ne se décrète pas, elle se construit
 
Après avoir prôné le tout Big Data et le libre choix des solutions de persistance des données (NoSQL, Operational Database, Bases de graphes, Datalake, Cloud Database), la gouvernance des données, soutenue par le règlement général de protection des données (RGPD) revient sur le devant de la scène. Dans un contexte agile, la gouvernance des données se construit à partir de solutions techniques. Notre nouvelle étude « Les solutions MDM agiles » qui est présentée dans ce numéro de L’œil Expert, fait le point sur une sélection de solutions dédiées à la gestion des référentiels d’entreprise.
 
L’organisation autour des projets agiles doit évoluer
 
Organisées de manière à accélérer le « time to market » et enchaînant les cycles itératifs, les équipes agiles privilégient l’efficacité au formalisme structuré à l’ancienne. L’urbanisation des données est cependant nécessaire aux entreprises Data Driven qui souhaitent partager - cross-polliniser – les données entre les différents projets. Mais cette mission ne peut pas être portée par le Scrum Master dont les rites, le cadencement et les règles des méthodes agiles n’ont pas été conçus pour cela. C’est une responsabilité qui incombe au Data Protection Officer, à l’architecte ou à l’urbaniste des données, en résumé à une autorité trans-projets.
 
Dès lors, organisation, logiciels et automatismes deviennent les clés du succès
 
Concilier projets agiles et gouvernance des données requiert à la fois une organisation humaine et des logiciels dédiés. Pour faciliter la réutilisation des données et des indicateurs existants, les entreprises devront s’équiper de gestion de référentiels et de Data Catalogue capables de décrire en détail les données, leur origine et leur contexte d’utilisation. L’enjeu sera d’automatiser le plus possible la collecte de ces informations pour ne pas pénaliser les projets agiles et l’innovation. La mise en place de ces nouveautés requiert des efforts et des investissements, somme toute incontournables, qui porteront leurs fruits au fur et à mesure de la transformation numérique de l’entreprise et de l’accélération de ses processus.

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