EDITO - Coûts subis ou coûts maîtrisés ?

La question des coûts informatiques, en particulier la notion de centre de coûts vs. centre de profits est un véritable serpent de mer pour les DSI. La question de la justification des coûts se pose avec d'autant plus d'acuité dans le contexte actuel de recherche permanente de réduction des dépenses et de transformation numérique.
 
La DSI est l'acteur majeur de la transformation numérique alors même que son rôle et ses défis restent souvent mal compris au sein de l'entreprise. Dans une large majorité d'organisations, la DSI est encore toujours perçue comme un centre de coûts, notamment par les directions générales, plus sensibles aux dépenses engagées – car souvent plus visibles – qu'aux bénéfices enregistrés. Surtout si ces derniers ne sont pas – ou mal – quantifiés et évalués.
 
Cette image séculaire colle à la peau des DSI. Et pourtant, il importerait qu'elles s'en défassent. Non pas par fierté ou pour la beauté du geste, mais parce qu'en mettant en avant les bénéfices réels que génèrent les projets qu'elles mènent elles deviennent plus agiles et plus innovantes. Et s'il y a bien une occasion de le faire, c'est au cours du processus de transformation numérique de l'entreprise. Génératrice d'innovations, cette transformation est aussi porteuse de bénéfices quantifiables et réels, que les DSI seraient bien inspirées de mettre en avant. Si depuis quelques années il s'opère une certaine prise de conscience en la matière, les apports des réalisations IT étant un peu plus mis en lumière, les DSI qui restent passives sont encore trop nombreuses.
 
Elles sont en effet légion à, par exemple, ne pas refacturer ou à ne refacturer que partiellement leurs dépenses, masquant en cela les coûts réels de l'IT et véhiculant l'idée de la "gratuité" de l'informatique. Par exemple, elles prennent parfois en compte les seules dépenses d'infrastructure, à l'exclusion des dépenses de personnel, pourtant majeures, amenant à une vision déformée des coûts. Comment, dans ces conditions, espérer que l'utilisateur n'use et abuse pas de sa DSI ? Et c'est sans compter avec le risque fiscal si la facturation n'est pas gérée correctement.
 
Du côté des bénéfices en revanche, on néglige encore trop souvent la mise en place d'indicateurs permettant d'évaluer et de quantifier les bénéfices engendrés par les projets. C'est particulièrement vrai dans des structures de type PME, où ces évaluations se font le plus souvent au doigt mouillé... quand elles se font.
 
Pourtant, une évaluation rigoureuse des coûts, des bénéfices et de la qualité de service, basée sur une méthodologie éprouvée, mettrait le DSI en position de force pour justifier du bien-fondé des actions de son service et lui permettrait d'établir un dialogue constructif avec les directions générales. Autrement dit de prévoir et donc de maîtriser ses coûts plutôt que de les subir. C'est ce que cherche à démontrer le dossier de cette édition de L'Œil Expert, que l'on doit à Yannick Carriou, CEO de CXP Group. Celui-ci explique comment gagner en influence dans les arbitrages budgétaires internes en mesurant ses coûts par une méthode rigoureuse.
 
Sans rapport avec ce qui précède, notez également que CXP Group vous invite au Palais Brongniart (ex-palais de la bourse de Paris) le mercredi 5 décembre prochain pour participer à une matinée dédiée aux grandes tendances de la "data intelligence". Au menu, après un panorama général de l'analytique dressé par Emmanuel Lartigue, consultant et analyste, Laurence Dubrovin, également consultante et analyste, expliquera comment les outils analytiques avancés se mettent au service de l'innovation. Et pour clore la matinée, David Gautier, senior consultant, évoquera le mix des données et de l'Intelligence Artificielle (IA), qui selon lui est la combinaison gagnante pour automatiser l'analytique.
 
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