FOCUS - Étude ERP du CXP 2017

Pour la quatrième année, le groupe CXP, en partenariat avec erp-infos.com, publie son « baromètre de satisfaction des utilisateurs de logiciels de gestion ». Cette édition de l’ERP Survey reste la seule étude de cette ampleur en France dédiée aux ERP et nous a permis d’enregistrer un nombre record de répondants. De nouvelles questions nous éclairent sur des aspects encore inabordés lors des précédentes éditions.

Les notes sont dévoilées le 29 Août à Paris lors d’un petit déjeuner organisé par ERP-infos et les Salons Solutions. En attendant, nous vous proposons ci-dessous quelques éléments non chiffrés.

Méthodologie

L'enquête de satisfaction a été réalisée en ligne pendant plusieurs mois avec un questionnaire très proche de celui des précédentes éditions pour mesurer l’évolution des résultats. Grace à une collecte qui a duré plus longtemps, le nombre des réponses enregistrées a augmenté à 1 449 (contre 1 165 en 2016), de même que celui des réponses retenues pour l'étude, à 1089 (contre 747 en 2016).

L'analyse a été réalisée sur l'ensemble des répondants puis des tris permettent une analyse plus fine par éditeur, par secteur d'activité, par taille d’entreprises…
Qui sont les répondants

Les répondants sont des utilisateurs de logiciels de gestion d’entreprises basées en France. Conformément aux années précédentes, 58 % des répondants sont membres de la DSI, et 16% sont des dirigeants alors 12% évoluent dans la Finance et 14% en tant responsable métier. La plupart des répondants sont consultés lors du choix de l’ERP.

La répartition de l'échantillon est équilibrée avec 27% des répondants qui appartiennent à une entreprise de moins de 50 salariés, 39% entre 50 et 500 salariés et 34% à plus de 500 salariés. Les principaux secteurs d'activité sont représentés même si le secteur industriel représente 50% des répondants. Les services sont représentés à hauteur de 35 % et le négoce environ 14%.

La plupart des installations concernent un seul site (61%). 9% des sites sont déployés au niveau européen et 13% au niveau international, contre respectivement 7 et 8% en 2015.

Le système en place

Près de 18% des ERP utilisés aujourd'hui datent ont été déployés avant 2000 et 52% des répondants ont implémenté leur ERP il y a plus de huit ans. Ces chiffres sont en cohérence avec ceux des années précédentes.

En termes d'hébergement, le cloud évolue légèrement. Les trois modules les plus installés demeurent les achats, la comptabilité et la gestion commerciale. La gestion de projets est à un niveau remarquable cette année du fait des éditeur représentés.

En ce qui concerne les budgets, ils semblent légèrement mieux maîtrisés

La solution, l'éditeur et l'intégrateur

Les utilisateurs sont-ils toujours aussi satisfaits de leur solution et de leur éditeur ? Le questionnaire demandait de noter différents critères concernant la solution logicielle sur une échelle de 0 à 10. Tout comme les années précédentes, la fiabilité du progiciel arrive en tête, talonnée par la richesse fonctionnelle, et l'adéquation aux besoins. Plus loin, la possibilité d'utiliser le progiciel en mobilité semble toujours à la peine. Le niveau de satisfaction global semble progresser légèrement au fil du temps, contrairement à l'ergonomie et l'utilisation des logiciels qui évoluent guère.

Dans l'ensemble, l’éditeur est plutôt bien perçu même si tous les éditeurs ne sortent pas si bien que cela leur épingle du jeu. D’importantes différences apparaissent en comparant les résultats des différents éditeurs. On notera que la capacité́ de l'éditeur à maintenir son logiciel conforme à la réglementation obtient une note correcte mais en dessous du niveau attendu.

L’intégrateur est plutôt bien noté lorsqu’il s’agit des consultants et de leur maîtrise du logiciel et beaucoup moins sur d'autres aspects, comme le pilotage du risque projet ou la conduite du changement.

ROI, bilan et perspectives

Le ROI a été évalué sur le même principe de notation sur 10. Les améliorations constatées concernent en priorité l'optimisation des processus (organisation de l'entreprise), les relations avec les tiers fournisseurs, clients etc., la gestion financière (trésorerie, compte de résultat) et les stocks. La baisse du budget informatique et la motivation des salariés arrivent loin derrière.

Cette édition issue d’un échantillon plus large confirme certaines tendances.
 

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