INTERVIEW de Gregory Herbert, VP Europe Continentale et Vincent Stoecklin, Consultant senior Data scientist, de Dataiku

« Une vision et une croissance confirmées au fil des années »
 
Le congrès Big Data qui se tenait à Paris les 11 et 12 mars derniers nous a permis d’interviewer Grégory Herbert, VP Europe Continentale et Vincent de Stoecklin, Consultant senior et Data scientiste chez Dataiku à la fois sur l’offre et le positionnement de l’éditeur sur le marché mais aussi sur ses clients références en France.
Gregroy Herbert et
Vincent de Stoecklin
de Dataiku
 
Propos recueillis par Laurence Dubrovin, Analyste Conseil, Teknowlogy Group
 
Bonjour Messieurs Herbert et de Stoecklin, pouvez-vous en quelques mots nous présenter Dataiku ?
 
Grégory Herbert. Dataiku est une société créée en 2013 en France qui compte 200 personnes dans le monde et souhaite atteindre 400 personnes d’ici fin 2019. Les effectifs actuels se répartissent comme suit : 100 personnes en France (Paris), 30 personnes au Royaume Uni (Londres), et le reste se trouve aux Etats-Unis (New York), à Singapour et à Sydney. A terme Dataiku vise d’investir en Allemagne et sur la côte Ouest des Etats-Unis. La société est profitable et a engrangé une nouvelle levée de fonds de 101M$ fin 2018. Sa plate-forme est un accélérateur de projet Big data et se base essentiellement sur des outils d’analyse prédictive. En l’occurrence, elle répond à des problématiques clientes très diverses.
 
Quelles sont les principales fonctions de la plate-forme ?
 
G. H. L’offre de Dataiku DSS (Data Science Studio) est une plateforme qui facilite et accélère l’analyse de données et la création d’applications business et prédictives de bout-en-bout en environnement Big Data. Elle couvre les fonctions suivantes :
 
La préparation et la gestion de la qualité des données,
La modélisation prédictive,
L’outil ETL intégré pour l’extraction, la transformation et l’alimentation de données, 
La visualisation des données (Dataiku intègre son propre outil de data visualisation mais a également un partenariat avec des acteurs tels que Qlik et Tableau).

Quels sont vos principaux partenaires ?

G. H. Nos partenaires sont essentiellement des cabinets de conseil tels que Cap Gemini, Avisia, Saegus. Nous travaillons aussi avec Business&Decision et Micropole. Nos partenaires technologiques sont : Microsoft (Azure), Google et Amazon.
 
Quels sont vos principaux concurrents ?
 
G. H. Les concurrents que nous rencontrons sont : Saagie, SAS, IBM (SPSS), DataRobot ou encore Alteryx.
 
Quel est votre positionnement sur le marché ?
 
G. H. Nous répondons à des problématiques très diverses sur le marché : détection de fraude, détection d’anomalies, maintenance prédictive, détection de churn pour le marketing, mise en conformité (compliance), segmentation client car notre positionnement est transverse. De plus nous adressons de nombreux secteurs d’activités : secteur public, industrie, finance, retail, etc.
 
Pouvez-vous nous citer quelques références importantes ?
 
G. H. Dans le secteur public, Le Ministère de l’Intérieur avait témoigné au congrès Big Data 2018 sur un projet de détection de fraude. Dans l’industrie, Essilor a des projets de détection d’anomalies et de maintenance prédictive. En finance, BNP a développé des projets de détection de fraude, de détection de churn en marketing, de mise en conformité et de segmentation client. Dans le domaine de la ville, l’application Parkeon basée sur l’analyse prédictive est désormais déployée sur 50 villes dans le monde pour aider les automobilistes via une application mobile à trouver un emplacement pour se garer.
 
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les techniques utilisées par la solution ?
 
Vincent de Stoecklin. La solution est basée sur du machine learning pour des données simples et du deep learning pour des données plus complexes à analyser ( image, texte, sentiment). Les algorithmes évoluent vite et se perfectionnent, portés par la dynamique open source. Le travail de Dataiku consiste à rendre ces algorithmes robustes et utilisables par les clients en les transformant et en les packageant.
 
Quel est le rythme des versions ?
 
G. H. Actuellement nous sommes en version 5.1. Nous sortons une version majeure par an et la solution fonctionne en architecture Cloud, on premise ou hybride. Pour l’hébergement, Dataiku s’appuie sur ses partenaires (Microsoft Azure, Google et Amazon).
 
Que doivent selon vous améliorer les entreprises pour réussir ce type de projet Big data ?
 
G. H. Les entreprises doivent s’améliorer sur plusieurs domaines dont : 
 
La capacité d’analyse,
La culture « data »,
L’identification des projets qui ont un impact sur leur business et un ROI et qui soient transparents,
Le besoin de gouvernance. 

Merci Messieurs Herbert et de Stoecklin.

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