Tout s'accélère !

Qu'il est trivial de dire cela : mais c'est une réalité. En particulier en matière de développement applicatif, là où il y a quelques années on dénombrait quelques centaines ou au plus quelques milliers de programmes, ce qui semblait alors déjà colossal, avec l'avènement de la mobilité et celle du cloud, ce chiffre a crû de manière quasi-exponentielle. Et des outils sont devenus nécessaires pour gérer et faire évoluer les applications.
 
La recherche incessante de productivité, couplée à la complexification et à l'hétérogénéité croissantes des environnements IT (cloud hybride, multicloud etc.), impliquent d'accélérer le rythme de livraison des applications Web et mobiles et de raccourcir leur cycle de développement. D'où notamment l'apparition de la pratique DevOps, qui vise à rapprocher le développement logiciel de l'administration des infrastructures informatiques. Certains, comme l'éditeur américain Dynatrace, par exemple, qui vient de tenir sa conférence européenne annuelle baptisée "Perform" (déjà tout un programme), sont déjà plus loin et prônent le "NoOps", c'est-à-dire l'automatisation de l'exploitation. Dans cette lignée, ce leader des solutions APM (Application Performance Monitoring) se lance dans ce qu'il appelle l'ACM (Autonomous Cloud Management), autrement dit la gestion autonome des environnements cloud complexes et bientôt le NoSoc (No Security Operations Center), une détection et une analyse des menaces sécuritaires automatiques. Le credo de cet éditeur : automatiser de manière intelligente et ouverte, pour absorber la complexité et les volumes sans cesse croissants.
 
Mais n'allons pas trop vite : la recherche de productivité n'est pas récente et de tout temps on a cherché à rationaliser, optimiser, réduire la quantité de code, à automatiser, rendre plus naturels et intuitifs les outils pour faciliter et accélérer les développements. C'est ainsi que sont nés des outils comme Visual Basic, par exemple, il y a quelque trois décennies déjà. Puis ce fut le tour des ateliers de génie logiciel et du développement objet. 
 
Aujourd'hui, à l'ère du cloud et de la déferlante "transformation numérique", la pression s'exerce à nouveau plus fortement sur les équipes de développement. Avec un élément nouveau, véritable épée de Damoclès au dessus de la tête des développeurs : l'informatique fantôme, plus connue sous le nom de Shadow IT. Si les équipes informatiques ne répondent pas assez vite à leur goût aux départements métier, ceux-ci vont se tourner vers le marché et piocher dans les centaines de solutions qu'ils vont y trouver pour satisfaire leurs besoins, sans demander son avis à la DSI, égratignant en cela le légitime et nécessaire contrôle qu'elle doit exercer sur le portefeuille applicatif de l'entreprise.
 
La réponse à cette nécessité de développer rapidement des applications ? Les plate-formes dites "low-code". S'inscrivant dans la continuité de DevOps et tirant parti des atouts du cloud, celles-ci permettent, grâce à des outils de composition visuels, de créer rapidement des applications. Et n'oublions pas qu'il faut non seulement développer vite, mais également faire évoluer rapidement ces applications. Pour prendre la mesure des enjeux de ces plate-formes, vous pourrez, dans la présente édition de L'Œil Expert, découvrir le dossier de recherche que Muriel Guénon, analyste chez teknowlogy Group, a tout récemment rédigé sur le sujet et comment vous diriger vers une démarche itérative de développement.

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